Emmanuel Macron soutient l’Ukraine

Le président français Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. ©Wikimedia

Une rencontre entre les chefs d’États Poutine et Biden, proposée par Emmanuel Macron, était prévue aujourd’hui. Sous la condition du président américain : que la Russie n’attaque pas l’Ukraine. Mais son homologue russe a déclaré, dans une allocution surprise à la télévision vers 4 heures du matin, une opération militaire dans le pays.

Vladimir Poutine annonce, dans la nuit, le début de l’attaque militaire ainsi que sa nature : « Son but est de protéger les personnes qui, depuis huit ans, sont victimes d’intimidation, de génocide de la part du régime de Kiev. Pour cela, nous nous efforcerons de démilitariser et de dénazifier l’Ukraine ». Les bombardements de missiles Grad sur des cibles militaires et mouvements de troupes se sont multipliés. L’Ukraine compte déjà plus de 40 soldats ukrainiens et une dizaine de civils tués. Kiev annonce aussi avoir tué 50 occupants russes. Dans son allocution, le président russe prévient : « À ceux qui tenteraient d’interférer avec nous et plus encore de menacer notre pays, notre peuple, ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n’avez encore jamais connues ». Malgré cette menace, son homologue français ne s’est pas empêché de répondre. 13h30, Emmanuel Macron exprime son soutien envers l’Ukraine dans une allocution : « En refusant la voie diplomatique, Poutine n’attaque pas que l’Ukraine, mais bafoue la souveraineté de l’Ukraine. Ainsi, il porte atteinte à la stabilité de l’Europe. La Russie doit rendre des comptes aux conseils des Nations Unies ».

Emmanuel Macron souhaite endosser un rôle de médiateur depuis le début de la crise

Les tensions entre l’Ukraine et la Russie montent depuis quelques semaines, jusqu’à exploser pendant la nuit du 23 au 24 février. La veille, Kiev adopte l’introduction de l’état d’urgence nationale face à la menace d’une invasion russe dans le pays. Emmanuel Macron dénonce un « acte de guerre » et promet des sanctions « à la hauteur de l’agression ». Ce n’est pas la première fois que le président français s’exprime ou intervient sur le dossier de la crise ukrainienne. Dès le 28 janvier, l’Élysée s’entretien par téléphone avec le Kremlin dans une logique de désescalade. Quatre jours plus tard, ils réitèrent l’appel, pour enfin se rencontrer à Moscou une petite semaine plus tard. Au coeur des échanges : la nécessité d’un apaisement et d’une poursuite du dialogue dans la crise ukrainienne. Quatre jours avant l’attaque, les deux chefs d’États se sont encore entretenus, et accordés sur la nécessité de privilégier une solution diplomatique à la crise actuelle. Vladimir Poutine n’a pas tenu parole. 

Source : https://www.elysee.fr/ ©Mandy Yahiaoui

Total, Leroy Merlin, BNP Paribas… plus de 700 sociétés françaises implantées en Russie risquent l’impact des sanctions internationales

Les enjeux économiques et financiers liés à la crise en Ukraine sont au centre des inquiétudes. Plus de 700 sociétés françaises sont implantées en Russie. La Chambre de commerce et d’industrie franco-russe en énumère la liste, parmi eux les enseignes : Auchan, Décathlon, Danone ou encore Total. La Russie est le quinzième marché de la France et le septième hors Union européenne. L’équivalence de 9,7 millions d’euros par an est importée du plus vaste État du monde, principalement en gaz. Vladimir Poutine est à la tête du premier pays producteur et exportateur de gaz naturel dans le monde. Le professeur en économie et spécialiste de l’énergie, Raphaël Boroumand, met en garde : « Le prix de l’énergie en Europe va nécessairement augmenter avec le conflit, tant le continent est dépendant du gaz russe ». Mais Sergueï Jirnov, ex-espion du KGB, rappelle que « la situation économique russe n’est pas brillante et si des sanctions économiques réelles se mettent en marche, la Russie peut être mise à genoux économiquement très rapidement ». 

Mandy Yahiaoui

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