Les candidats à l’élection présidentielle française blâment l’attaque russe 

Ce jeudi matin, la plupart des concurrents en lice pour l’Élysée ont condamné, sans exception, l’envahissement de l’Ukraine de cette nuit. Ils réclament, par tous les moyens possibles, le rétablissement de la paix au plus vite. 

Les principaux candidats pour le prochain scrutin en France / Crédit : la UNE de Marianne ce jeudi 24 février

« Au moins 40 soldats et une dizaine de civils ukrainiens tués ». C’est le premier bilan après le début de l’offensive lancée par Vladimir Poutine cette nuit. En France, les principaux candidats en course pour l’élection présidentielle s’unissent, ce jeudi 24 février, pour dénoncer cet assaut. Emmanuel Macron, le président sortant, s’est exprimé tôt ce matin. Pour lui, la position de son pays dans cette crise est claire. « La France est solidaire de l’Ukraine », a signalé l’Élysée. Il réclame également un sommet avec les membres de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) le plus rapidement possible. Sur son Twitter, le chef de l’État demande l’arrêt de cette « guerre ». « La Russie doit mettre fin immédiatement à ses opérations militaires », revendique-t-il. 

Les extrêmes condamnent également cette offensive

Le candidat de la droite identitaire, Éric Zemmour, « condamne sans réserve l’intervention militaire russe qui a débuté cette nuit en Ukraine », affirme-t-il à l’Agence France-Presse. Ce conservateur invite le président de la République à se déplacer « comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en Géorgie en août 2008 ». Emmanuel Macron doit retourner dans les deux pays « pour négocier un cessez-le-feu immédiat », précise le réactionnaire dans un communiqué. Ce prétendant à l’Élysée souhaite depuis longtemps une sortie de l’OTAN et avait annoncé dans le Grand rendez-vous qu’il « ne croyait pas » à une attaque de Vladimir Poutine. Sa rivale, Marine Le Pen, estime dans un tweet qu’ « aucune raison ne peut justifier le lancement d’une opération militaire ». La cheffe du Rassemblement National encourage un sommet « sous l’égide de l’ONU ». De l’autre côté de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise, évoque sa volonté d’apaisement immédiate et du repli « de toutes les troupes étrangères d’Ukraine ». Il ne faut « surtout pas accepter d’entrer dans l’escalade. Elle serait sans retour », indique-t-il dans son communiqué. 

Les autres candidats appellent au retour de la paix

Du côté des Républicains, Valérie Pécresse veut punir la Russie avec des mesures fortes. « La réponse de la France et de l’Europe doit être vigoureuse, coordonnée et sévère », diffuse-t-elle sur son compte Twitter. Pour le reste des candidats de la gauche, Vladimir Poutine doit faire un cessez-le-feu. Le membre du Parti socialiste, Anne Hidalgo, laisse un message de courage. « En ces moments sombres pour la paix, j’exprime ma solidarité et mon soutien avec l’Ukraine et son peuple », ajoute-t-elle sur ce même réseau social. Le concurrent d’Europe Écologie Les Verts supporte Kiev. En effet, Yannick Jadot a manifesté hier à ce sujet. Il demande également à l’Hexagone et à ses alliés de distribuer le nécessaire pour riposter. Il faut « des livraisons d’armes pour que les Ukrainiens puissent se défendre » et écarter Moscou de « la communauté internationale », indique-t-il dans une vidéo. Pour le prétendant communiste à l’Élysée, c’est une « déclaration de guerre ». Fabien Roussel, dans Télématin de France 2, indique vouloir « mettre en œuvre pour désarmer les armées, pour que ça n’aille pas plus loin ».

Eloïse Fine

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