L’iconographie est à l’honneur à Notre Dame de Nice

Oscar Brask explique les consignes de l’iconographie à ses élèves Ⓒ Axelle Mariet

Chaque mercredi, de dix heures à midi, la Basilique Notre Dame de l’Assomption à Nice propose un atelier d’iconographie religieuse. Animée par Oscar Brask, cette activité est gratuite et ouverte à tous. 

Oscar Brask, peintre depuis 1993, propose un atelier d’iconographie religieuse à la Basilique Notre Dame de l’Assomption à Nice. Il est accessible à tout le monde, le mercredi matin de dix heures à midi. L’iconographie est une méthode qui permet de représenter un sujet sur un support particulier. Dans ce cas, ce sont des personnages de la religion chrétienne qui sont peints sur du bois. L’artiste enseigne cet art depuis de nombreuses années sur une partie de la Côte d’Azur, « J’anime cet atelier dans d’autres villes comme Cannes », explique-t-il. L’homme est passionné par l’iconographie, et cela se ressent dans son travail. Créer son icône religieuse du début à la fin, tel est l’objectif du cours. Il accompagne ses élèves tout au long du processus pour que l’œuvre soit faite correctement.  « Dans cette technique, on doit respecter un style précis et c’est ce qui m’a attiré ici », confesse Françoise, une participante. 

L’iconographie : une technique particulière

L’iconographie exige une certaine technique pour être correctement réalisée. Oscar Brask précise que les participants viennent ici pour « apprendre la peinture a tempera. Elle consiste à peindre avec de l’eau, du jaune d’œuf et des pigments sur une planche de bois préparée avec un revêtement ». « Je travaille quelque chose de nouveau et cela me plaît », confie Catherine, participante depuis la première séance. Chaque étape doit minutieusement être suivie pour être dans le respect des règles. « Les couleurs sont importantes. Elles ont toutes une symbolique et on ne peut pas les utiliser comme on le veut », explique l’artiste. La chronologie des pigments doit être suivie à la lettre, « On commence toujours par la teinte la plus foncée pour finir avec la plus claire. On peut mettre jusqu’à 47 couches pour atteindre l’effet escompté », confie-t-il. Selon Annie, participer à cette activité requiert « beaucoup de calme et ont doit accepter de refaire son travail s’il le faut. Ce sera difficile pour les impatients. » Oscar Brask essaie de cultiver la patience des participants à travers cet art. 

Un moment de partage

En partie composé de femmes retraitées, l’atelier semble être un moment d’évasion. « J’ai eu un accident et je ne peux plus travailler [… ]alors je viens à chaque fois et j’adore […] un jour, mon frère m’a ramené une icône de Roumanie et j’ai trouvé cela très beau », confie Françoise. Leur implication dans l’atelier se fait ressentir. Elles sont à l’écoute des consignes, posent des questions et apportent parfois des informations supplémentaires. « J’ai déjà fait de la peinture à l’huile et je peux vous dire que c’est différent. Il y a quelque chose de plus personnel dans l’iconographie. On transmet un message qui appelle le corps et l’esprit », confie Bernadette. La technique diffère aussi de l’aquarelle, pratiquée par Annie pendant son enfance. Cela ne l’empêche pas de venir découvrir cette façon de faire, « J’ai toujours aimé peindre depuis que je suis petite. J’ai de la joie à faire ça », confesse-t-elle. Oscar Brask encourage ses élèves à chaque étape de la création et est heureux de voir leur travail prendre forme à la séance suivante. 

Axelle Mariet

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