Guerre en Ukraine : la position des occidentaux 

La Une du journal Le Télégramme, 24 mars 2022
©Le Télégramme

Jeudi 24 mars, trois sommets se sont tenus à Bruxelles : G7, Union européenne, OTAN. La gestion de la guerre en Ukraine est au coeur des discussions à plus d’un mois du début du conflit. Sanctions économiques, approvisionnement d’armes, aide humanitaire, accueil des réfugiés et positions militaires… Les occidentaux se positionnent. 

Le Groupe des sept (G7) rassemble depuis 1975 les sept plus grandes économies avancées du monde : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ils sont inquiets depuis le 19 février dernier vis-à-vis du dossier ukrainien, dans leur communiqué, ils expliquent : « Nous, ministres des Affaires étrangères, demeurons gravement préoccupés par le déploiement menaçant de l’armée russe tout autour de l’Ukraine, dans la région de la Crimée illégalement annexée et en Biélorussie. {…} Le plus important déploiement sur le continent européen depuis la fin de la guerre froide, est un défi à la sécurité mondiale et à l’ordre international ». Aujourd’hui, ils se retrouvent à Bruxelles dans le cadre d’un sommet. L’objectif de cette discussion est, selon la Maison Blanche, de renforcer les différents volets de sanctions précédentes. Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, déclare : « Ce que nous aimerions entendre est que cette fermeté partagée que nous avons vue au cours du mois dernier durera autant qu’il le faudra ».

Pour cet utilisateur, la guerre en Ukraine doit passer au second plan des préoccupations du gouvernement français, après l’élection présidentielle ©Twitter

Les sanctions européennes envers la Russie 

Le Conseil de l’Union européenne s’investit aussi dans le conflit et tente d’aider le président Volodymyr Zelensky. Ce groupe rassemble les ministres des gouvernements des États membres, il est aussi appelé Conseil des ministres. Dès le 24 février, les chefs de gouvernement des 27 pays se sont réunis dans le but d’instaurer des sanctions d’envergures inédites. Elles ciblent les secteurs de la finance, de l’énergie, des transports, des technologies, de la politique des visas et limiter, voir interdire les exportations russes. La Biélorussie, fort soutien de la Russie, est également concernée. En matière de défense, des armes sont envoyées en Ukraine. Le cas de l’Allemagne marque le plus les esprits, puisqu’elle s’est engagé à ne pas livrer d’armes létales dans des zones de conflit depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est aussi une nouvelle politique d’accueil exceptionnelle pour les réfugiés ukrainiens et les personnes bénéficiant de l’asile qui est mise en place en Europe. Le premier mars, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne annonce : « l’engagement de 500 millions d’euros du budget de l’UE à destination de l’aide humanitaire pour l’Ukraine. Cet argent doit notamment permettre de financer la fourniture de nourriture, d’eau, d’abris et de soins de santé aux personnes les plus vulnérables dans le pays et en dehors, lorsqu’elles ont dû le quitter ». 

La chronologie des sanctions de l’Union européenne envers la Russie ©Mandy Yahiaoui

La réponse militaire de l’Occident face à l’appel de Volodymyr Zelensky

Durant le sommet du jour, le président Zelensky demande à l’OTAN « une aide militaire sans restriction ». Une requête délicate puisque l’Ukraine ne fait pas parti de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord. Une coalition défensive pour protéger ses associés, régie par le traité de Washington. Le seul recours possible du groupe ? L’article 5 qui stipule que : « Si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays attaqué ». Autrement dit, les 28 États alliés pourront intervenir seulement si l’un d’entre eux est victime d’une attaque directe. La stratégie militaire consiste, pour le moment, à déployer les forces et ressources disponibles aux frontières des pays alliés pour fournir l’Ukraine. Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Mircea Geoana, détaille sur TV5 Monde Info : « Nous avons plus de 100 avions de combat en alerte maximale et plus de 120 navires dans la mer Noire, la mer Méditerranée et la mer du Nord ». Lors de l’intervention du chef d’État ukrainien par vidéoconférence au sommet de Bruxelles, il appelle l’alliance à fournir plus d’armes, seule contribution plausible : « Nettoyez notre sol des envahisseurs et restaurez la paix en Ukraine ». 

 L’intervention du président ukrainien dans les sommets du jour ne fait pas l’unanimité. ©Twitter

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