Elisabeth Borne nommée Première ministre d’Emmanuel Macron

Elisabeth Borne va maintenant devoir composer son gouvernement © Flickr

Après avoir déposé sa démission du gouvernement au milieu de l’après-midi, Jean-Castex passe le flambeau à Elisabeth Borne, ancienne ministre du Travail. 

La passation de pouvoir vient tout juste de se dérouler à Matignon aux alentours de 19h30. Si Jean Castex était certain de quitter le gouvernement après la réélection d’Emmanuel Macron en avril dernier, l’identité de son remplaçant a tardé à être dévoilée. C’est une femme qui s’apprête à exercer la fonction. Si plusieurs noms de femmes politiques ont circulé ces derniers jours, c’est bien l’une d’entre elles qui investit Matignon. Le Président avait émis le souhait de nommer une femme, avec une fibre à la fois « sociale, environnementale et productive ». Ancienne ministre du Travail au sein du dernier gouvernement, elle fut aussi chargée de l’Écologie et des Transports sous Emmanuel Macron. 

Elisabeth Borne : “Je suis très émue ce soir

Après avoir remercié son prédécesseur, la nouvelle Première ministre a évoqué Edith Cresson, première femme à occuper ce poste, avant de dédier sa nomination à « toutes les petites filles ». « Comme vous l’imaginez, je suis évidemment très émue ce soir et je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée pour la première femme qui a occupé ces fonctions, Edith Cresson. Et, peut-être, je voudrais dédier cette nomination à toutes les petites filles en leur disant “aller au bout de vos rêves”. Rien ne doit freiner le combat pour la place des femmes dans notre société ».

La totalité du nouveau gouvernement bientôt connu

En ce qui concerne son engagement, Elisabeth Borne veut « agir plus vite et plus fort » pour répondre « au défi climatique et écologique », par exemple. « Vous pouvez compter sur moi pour poursuivre cette voie face aux nombreux défis qui sont devant [nous]. Je pense notamment à la situation internationale ». Les noms de l’ensemble des ministres qui composeront le nouveau gouvernement seront connus très prochainement. 

Pacôme Bienvenu

Football : un chant abject à Nice, visant Emiliano Sala, disparu tragiquement en 2019

Après les débordements face à Marseille en août dernier, le club niçois risque gros après les nouveaux débordements hier soir, lors de la 36e journée de L1. @Commons

Hier soir, lors de la rencontre opposant l’OGC Nice et l’AS Saint-Étienne, les supporters niçois ont entonné des chants insultants, à l’encontre d’Emiliano Sala, et de l’arbitre Stéphanie Frappart. Choquant. 

Les supporters des Aiglons n’en sont pas à leur premier dérapage. Le 22 août, alors que les Niçois reçoivent l’Olympique de Marseille, Dimitri Payet est victime d’un jet de bouteille d’eau en pleine tête. S’ensuit un envahissement de la pelouse et une interruption du match longue…d’une heure et demie. Hier soir, le groupe de supporters positionné dans l’aile sud du stade a une nouvelle fois dépassé des limites infranchissables. Sans doute encore frustrés par la défaite du week-end dernier en finale de Coupe de France face à Nantes (1-0), ces derniers ont parodié un chant habituellement entendu en hommage à Emiliano Sala, joueur nantais disparu lors d’un crash d’avion en 2019. « C’est un Argentin, qui ne nage pas bien, Emiliano sous l’eau, Emiliano sous l’eau », au lieu de « C’est un Argentin, qui ne lâche rien, Emiliano Sala, Emiliano Sala ». 

Christophe Galtier : « Si c’est pour insulter des morts, qu’ils restent chez eux ! »

Le club niçois a rapidement condamné les propos de ses supporters et présenté ses excuses à la famille d’Emiliano Sala et au FC Nantes, dans un communiqué. Du côté de l’entraîneur des Aiglons, Christophe Galtier n’a pas mâché ses mots lors de sa conférence de presse d’après-match. « Je n’ai pas de mots pour qualifier ce que nous avons entendu. Au retour dans les vestiaires, il n’y a pas eu de cris de joie… mais de la stupeur. On peut entendre beaucoup de choses dans un stade de foot. Mais là, d’où viennent des insultes à l’encontre d’un footballeur décédé ? Elles venaient de quelques personnes, mais elles n’étaient pas que trois. Mais qu’elles restent chez elles, avec leurs bouteilles et leurs insultes. Si c’est ça notre société, on est dans la merde. » Le peuple niçois a condamné ces propos, en multipliant les messages de soutien sur les réseaux sociaux. Antoine Kombouaré, entraîneur de Nantes, a lui aussi appris la nouvelle avec stupeur à la fin de la rencontre. « Il faudrait les bannir. C’est honteux, j’ai de la peine pour sa famille. Je savais que les supporters pouvaient être violents, cons, mais là… ».

La LFP et Christian Estrosi sur le coup

Les sanctions risquent de tomber plus rapidement que prévu du côté des tribunes de l’Allianz Riviera. Le délégué de la LFP (Ligue de Football Professionnelle) a noté dans son rapport les chants sur la mort d’Emiliano Sala. La commission de discipline de la Ligue va donc jouer son rôle dans les prochaines heures. Une interdiction de stade pour l’ensemble de la tribune Sud est envisageable. Le club encourt également une lourde amende. En situation de récidive après les incidents face à Marseille, le club de la Côte d’Azur pourrait risquer des sanctions plus lourdes encore. Les débordements sont même remontés rapidement à l’oreille de Christian Estrosi, maire de Nice, qui demande d’identifier au plus vite les auteurs de ce chant, afin qu’ils soient condamnés avec la plus grande fermeté. 

Pacôme Bienvenu

Macron-Le Pen : que faut-il retenir du débat présidentiel d’entre-deux-tours ?

Les deux candidats ont débattu près de trois heures hier soir. ©capture d’écran Youtube

Après presque trois heures de débat suivies par 15,6 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont pu aborder un large panel de sujets et évoquer leurs divergences sur bon nombre de thèmes. Que faut-il en retenir ? 

Il était attendu et crucial. Préparé et millimétré depuis plusieurs jours maintenant. Chacun des deux candidats a exposé la vision de sa France de demain, en se partageant les deux heures et cinquante minutes d’antenne. Après un premier round parfois virulent et agressif en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont marqué leurs désaccords toute la soirée, sans jamais dépasser la ligne rouge. Si la candidate du Rassemblement National a pris du galon en cinq ans, le Président sortant, parfois méprisant à son égard, a rapidement pris le dessus des échanges, notamment sur de nombreuses incohérences et fragilités du programme de l’extrême droite. La Russie, l’économie, l’Europe, l’énergie ou le pouvoir d’achat ont su tenir les téléspectateurs en haleine. Le candidat En Marche a notamment pointé du doigt le souhait caché du RN de faire sortir la France de l’Europe. Du côté de Marine Le Pen, cette dernière n’a pas manqué d’attaquer Emmanuel Macron sur son bilan parfois très discutable, en affirmant haut et fort que le gouvernement faisait « souffrir » les Français. 

Le pouvoir d’achat 

Sur ce thème, Marine Le Pen avait un terrain d’avance, du moins sur le papier. Alors qu’Emmanuel Macron s’est empressé de défendre l’action du gouvernement sur son quinquennat, Marine Le Pen a accusé le Président d’oublier les classes populaires. Baisse de la TVA sur l’énergie de 20 à 5,5%, réduction de la fiscalité et revalorisation des salaires des soignants et des enseignants sont les principales mesures de la candidate du RN. Pour le Président, augmenter le SMIC de 34€ par mois, dès l’été prochain, tout en maintenant le bouclier sur l’inflation du prix des énergies sont d’actualité. Si Marine Le Pen assure vouloir maintenir cet accroissement des prix, l’élue a pourtant voté contre en 2021. 

Russie 

Sur ce sujet, le Président s’est montré ferme : un soutien clair pour l’Ukraine, tant sur la fourniture des armes que l’accueil des réfugiés, en s’appuyant sur une Europe forte de long terme. Si Marine Le Pen s’est vue attaquée sur ses positions pro-Poutine, la candidate a salué l’action du Président, notamment sur l’embargo des produits russes, à une exception près : celle d’assouplir ce blocus sur le gaz et le pétrole russe, susceptible d’avoir des conséquences « cataclysmiques » sur le pouvoir d’achat des Français. 

Autre temps fort de la soirée : les liens financiers entre le Rassemblement National et la Russie dont l’accuse le candidat LREM. Après vérifications, le parti d’extrême droite a bénéficié pas d’un, mais de deux prêts russes en 2014. La candidate s’est bien évidement défendue, en affirmant qu’aucune des banques françaises n’a souhaité lui prêter de l’argent à l’époque, accusant indirectement Emmanuel Macron. 

Europe

Là aussi, les désaccords sont importants. Décidée à sortir de l’Europe en 2017, Marine Le Pen a affirmé vouloir rester au sein de l’alliance, en évoquant vouloir la changer. Elle a par ailleurs critiqué les accords de libre-échange, la position des travailleurs détachés et la politique agricole commune. Emmanuel Macron a quant à lui défendu une Europe plus forte et plus intégrée, qu’il est possible de changer de l’intérieur. Avant d’accuser Marine Le Pen de vouloir retirer petit à petit la France de l’Europe. 

Société

Les candidats se sont opposés, comme prévu, sur leur vision de la réforme des retraites. Du côté de Marine Le Pen, il est possible de partir au plus tôt à la retraite à 60 ans, contre 65 ans chez Emmanuel Macron. Un souhait jugé « d’injustice insupportable » par la candidate du RN. Sur le thème de l’économie, le bilan du Président sortant s’est montré comme l’axe du débat. S’il se félicite d’avoir fait baisser le chômage, Marine Le Pen l’accuse de gaspiller l’argent public et d’augmenter la dette pour de mauvais résultats, en avançant quelques arguments : 400 000 personnes supplémentaires vivant sous le seuil de pauvreté, 600 milliards d’euros de dettes en plus durant les cinq dernières années et un chômage en hausse, selon elle. Une dette importante s’expliquant par la crise sanitaire et des dépenses d’aides pharaoniques exceptionnelles. Côté chômage, le taux a par ailleurs diminué et non augmenté, passant de 9,6% en 2017, à 7,4% en 2022. 

Pour l’hôpital, Marine Le Pen a su mener la danse, en accusant Emmanuel Macron d’avoir attendu la crise sanitaire pour se préoccuper des soignants et du service public, jugé à l’abandon.  

Environnement 

Sur ce point, de nombreux observateurs font état de propositions et d’actions trop insuffisantes lors du dernier quinquennat porté par le gouvernement d’Emmanuel Macron. Marine Le Pen a défendu une écologie qu’elle nomme « localiste », basée sur la consommation locale, ce qui permettrait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre la souffrance animale. Le candidat LREM a affirmé charger son Premier ministre de la transition écologique s’il est réélu, et d’en faire un point d’ancrage. 

Enseignement 

Pour Emmanuel Macron, quelques mesures ont émergé du débat. Parmi elles, l’instauration d’une demi-heure quotidienne de sport à l’école et développer l’éducation artistique et culturelle. Remettre les mathématiques au baccalauréat, qu’il avait lui-même enlevées lors de la réforme du diplôme. Il souhaite aussi améliorer l’orientation dès la classe de cinquième et réformer le lycée professionnel. Marine Le Pen n’a, quant à elle, pas tergiversé, en évoquant sur le tas, une revalorisation des salaires des enseignants de 16% sous son quinquennat. D’autres mesures ont émergé. Relever l’exigence du baccalauréat pour le revaloriser. Réinstaurer les filières littéraires, scientifiques et économiques. Allonger d’une demi-journée par semaine le temps de travail des professeurs et combattre l’insécurité, notamment sur les problèmes de comportement des élèves. 

Pacôme Bienvenu

Déborah Garcia : des émotions au service de la littérature

La jeune écrivaine niçoise prépare une réédition et un troisième livre. @Déborah Garcia

Après la publication de ses deux touchants premiers recueils, Déborah Garcia (25 ans), alias Cpartout, prépare la réédition de son œuvre, destinée à voir le jour en avril. Des nuits entières partagées entre mots et passion.

« La vie est belle, et rien n’est grave ». Ces quelques mots cachent le début d’une belle histoire. Celle de Déborah Garcia, jeune écrivaine à la plume délicieuse. Une citation comme une autre berçant sa relation avec l’une de ses amies d’enfance. Depuis ce temps révolu, l’encre a coulé, jusqu’à faire vibrer la jeune niçoise dans ses nuits les plus sombres. Le fruit de deux recueils publiés, Ce n’est pas grave et plus récemment J’ai vendu ma tristesse. L’amour, la peur, ou le pardon. Des sentiments tant évocateurs, plus forts les uns que les autres, mais perçus d’une manière différente chez chacun. « Au début, la littérature ne me passionnait pas, j’avais simplement du mal à parler de mes émotions. J’ai perçu l’écriture avant tout comme une échappatoire ». Ces œuvres regorgent de citations courtes, percutantes et sincères. Un fleuve d’émotions, où chaque lecteur est invité intimement.

Une réédition plus mature

Sur son nouveau projet de réédition, la niçoise a longuement réfléchi. « C’est un premier livre sorti en 2019. À l’époque je ne l’ai pas bâclé, loin de là, mais je ne me suis pas pris la tête. J’ai raconté ce que je voulais et ce qui me touchait réellement. J’ai longuement réfléchi sur ce que je pouvais améliorer ». Lors d’une relecture cet été, l’âme plus mature de l’écrivaine décèle quelques fausses notes. « J’ai trouvé certaines citations pauvres. J’ai donc décidé de garder leur base, mais de continuer l’écriture pour leur donner un peu plus de vie ». Parmi ses idées, la mise en forme se montre comme le cœur du recueil « new-look ». « J’ai proposé aux gens qui me lisent de poser leur écriture, sur plusieurs de mes citations afin de les intégrer comme telles. Je viens d’en choisir neuf ». Une idée peut-être prochainement à la mode. Si la réédition est courante dans l’industrie musicale, elle s’avère beaucoup moins répandue dans la littérature. « J’en ai beaucoup parlé autour de moi, les gens n’étaient pas forcément emballés. Mais je suis décidée. Je vais m’écouter pour donner jour à ce nouveau projet ».

« Tout ce que j’écris sort naturellement »

À l’abri des regards, cigarette à la main, les souvenirs émergent subtilement. En fin de soirée, ou tard dans la nuit, voilà son terrain de jeu préféré. « C’est une envie soudaine d’écrire. Je n’ai pas de conditions de travail comme certains auteurs. Tout ce que j’écris sort naturellement ». Au point d’arriver à mettre des mots sur les tourments de ses nouveaux lecteurs, signe d’un succès grandissant. « Je reçois certains messages dans ce sens. Ça me fait plaisir, mais j’essaie de m’en détacher pour ne pas être influencée. De peur d’être impersonnelle. Je veux rester authentique ». Des moments d’une vie captés sur le vif du sujet, en s’enregistrant parfois dans les notes vocales de son smartphone. À l’heure où tout le monde dort, la jeune femme a fait d’un rêve une passion côtoyant la réalité. « J’arrive à vivre de mes ventes depuis septembre, c’est une fierté immense. Mais le vivre au quotidien est parfois stressant. On ne sait jamais de quoi sera fait le mois d’après ». Éternelle rêveuse face à la puissance des mots dont elle est tombée amoureuse, la niçoise parcourt son chemin. Elle prépare d’ores et déjà un livre sous le thème de l’anxiété pour la fin de l’année, tout en pensant prochainement à collaborer avec un ami artiste. Des projets aussi fleurissant que chacun de ses écrits.

Pacôme Bienvenu

Nouveau duel Macron-Le Pen

Comme en 2017, les deux candidats se retrouvent au second tour @flickr.

Sans réelle surprise, le second tour oppose, comme en 2017, Marine Le Pen (23,15%) et Emmanuel Macron (27,84%). Jean-Luc Mélenchon (21,95%) rate la marche de peu, alors que le PS et Les Républicains coulent historiquement. 

L’heure est aux retrouvailles. Entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, c’est presque une histoire de longue date. Après la débâcle de la candidate du Rassemblement Nationale en 2017, et un débat d’entre-deux-tours complètement raté, la fille de Jean-Marie Le Pen ne semble pas vouloir quitter la scène politique de sitôt. Sa force de persuasion, lors d’une campagne perturbée, a su convaincre plus de 8 millions d’électeurs dimanche. Pourtant, même si ce duel n’est qu’un « remake », la dernière marche du scrutin présidentiel semble bien différente cinq ans après. Le face-à-face s’annonce bien plus serré. Son agressivité, parfois sa provocation, a laissé le temps lisser son image. Autre atout, la candidate semble avoir de réelles réserves de voix, en récupérant plusieurs fidèle d’Éric Zemmour et de Valérie Pécresse. Si Jean-Luc Mélenchon ordonne de ne céder aucune voix aux extrêmes, plus d’un tiers de ses partisans pourraient se tourner vers la candidate d’extrême droite, selon un sondage Elabe. Du côté d’Emmanuel Macron, le candidat s’est montré très effacé, voire absent de la campagne, notamment à cause de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine. Il devra justifier son bilan, et débattre pour convaincre une majorité de votants. Et même s’il garde une marge d’avance, l’heure est à la méfiance à deux semaines du verdict dans le camp de la République en Marche. 

Mélenchon échoue sur le fil, le PS et LR dans le décor

Jean-Luc Mélenchon améliore son score, mais le candidat de la France Insoumise échoue encore. Il est arrivé souriant, mais la déception s’est faite ressentir du côté de ses partisans lors de son discours d’après résultats. Pourtant, ce dernier ne souhaite pas lâcher et assure que « la lutte continue ». Une chose est claire, sa consigne de vote : « Nous ne donnerons aucune voix à Marine Le Pen ». Chez les partis historiques, comme les Socialistes, ou Les Républicains, la soirée de dimanche a senti la poudre à plein nez. Valérie Pécresse (4,8%), a subi une défaite historique pour son parti, pour la troisième fois en trois élections présidentielles. Pire encore : Anne Hidalgo. Un fiasco, résultat d’un tout petit score d’1,7% de voix récoltées. Chez Éric Zemmour (7,1%), même ambiance. Alors qu’une panoplie de sondages estimait à plus de 10% le candidat du Parti « Reconquête », lui s’est brûlé les ailes à l’atterrissage. Malgré ses divergences avec Marine Le Pen, il déclare : « Je ne me tromperai pas d’adversaire. C’est la raison pour laquelle j’appelle mes électeurs à voter pour Marine Le Pen », avant d’assurer être « déterminé à poursuivre le combat ». 

Un débat télévisé Macron/Le Pen, le 20 avril

Les deux gagnants s’affronteront comme prévu le 20 avril prochain. Les premiers sondages (Macron 54% – Le Pen 46%), montrent d’ores et déjà l’importance du rendez-vous. L’enjeu ? Convaincre les derniers indécis, et présenter les grandes lignes de leur programme. Les thèmes comme le pouvoir d’achat, l’économie, la sécurité ou encore la réforme des retraites devraient être des sujets centraux. Les échanges commenceront à 21h, en direct sur TF1, France 2, BFMTV, France Info, LCI et CNEWS. Les journalistes qui animeront le face à face ne sont pas encore connus. 

Pacôme Bienvenu

En direct : suivez le premier scrutin présidentiel en temps réel

©Wikimediacommons

Ce live est maintenant terminé. Merci d’avoir suivi l’élection avec nous ! On se retrouve pour le second tour, le 24 avril sur La Press’ieuse.

22h01 L’abstention est de 26,2% selon un sondage IFOP

21h58 Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Fabien Roussel, Valérie Pécresse apportent leurs soutiens à Emmanuel Macron. Jean Luc Mélenchon appelle à ne pas donner une seule voix à Marine Le Pen. Eric Zemmour affiche son soutien à la candidate d’extrême droite. Nathalie Arthaud ne donne pas de consigne de vote.

21h02 “J’appelle mes électeurs à voter pour Marine Le Pen” -Eric Zemmour (7,0%)

20h48 “Il ne faut pas donner une seule voix à Marine Le Pen” – Jean Luc Mélenchon (20,8%)

20h28 “L’écologie est donc absente du second tour, elle ne peut pas l’être du quinquennat. (…) Il faudra agir et voir l’urgence vitale du climat et de la biodiversité. (…) Nous ne lâcherons rien (…), l’état du pays l’impose. J’appelle les électeurs et électrices écologistes à faire barrage à l’extrême droite en déposant dans l’urne un bulletin Emmanuel Macron. (…) Notre vote ne vaut pas un soutien au projet qu’il a esquissé durant la campagne. (…) Le combat pour le climat continue. » – Yannick Jadot (4,6%)

20h23Je voulais vous convaincre que le courage de mener une vraie politique de droite était la solution pour donner aux Français et Françaises une vie meilleure.(…) Malgré la qualité de notre projet, je n’ai pas réussi dans cette campagne. (…) Ce résultat est une déception personnelle et collective. J’assume toute ma part dans cette défaite. (…). Je suis profondément inquiète pour l’avenir de notre pays. J’ai construit mon engagement politique contre les extrêmes de droite comme de gauche. (…) Malgré nos profondes divergences, je voterais pour Emmanuel Macron afin d’empêcher l’arrivé au pouvoir de Marine Le Pen.” – Valérie Pécresse (4,6%)

20h06 : « Je sais combien vous êtes déçu ce soir, mais je ne baisse jamais les bras. (…) Je vous appelle à voter contre Marine Le Pen en vous servant du bulletin de vote d’Emmanuel Macron » – Anne Hidalgo (1,9%)

20h : Les résultats sont tombés. Emmanuel Macron (28,6%) et Marine Le Pen (24,4%) sont qualifiés pour le second tour.

18h48 Les candidats arrivent, à tour de rôle, à leur QG.

17h11 Selon un sondage IFOP, l’abstention sera de 24% à 20h

17h00 Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de participation s’élève à 65% à 17h en métropole. Un chiffre en baisse par rapport à 2017, où la participation était de 69,42% à la même heure.

14H38 La quasi-totalité des membres du Gouvernement se sont rendus dans leurs bureaux de vote respectifs. Ils sont nombreux à avoir partagé cette action sur leurs réseaux sociaux.

13H25 La plateforme du service public, pour vérifier son inscription sur les listes électorales, rencontre quelques problèmes en ce dimanche midi.

LES 12 CANDIDATS ONT TOUS OFFICIELLEMENT VOTÉ

12H50 Le candidat de Résistons !, Jean Lassalle vient de déposer son bulletin à Lourdios-Ichères dans les Pyrénées-Atlantiques. Tout comme Nicolas Dupont-Aignan à Yerres.

12h40 Le président de la République vient de déposer son bulletin de vote.

12H25 Valérie Pécresse s’est déplacée aux urnes de Velizy-Villacoublay (Yvelines).

12h21 Emmanuel Macron quitte son domicile pour aller voter au Touquet.

12h20 Fabien Roussel, candidat communiste, a voté à Saint-Amand-les-Eaux (Nord).

12h18 La candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud et le candidat du parti Reconquête !, Éric Zemmour, ont voté à Paris.

12h16 Marine Le Pen a déposé son bulletin de vote dans l’urne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) un peu avant midi.

12h00 Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de participation s’élève à 25,48% à 12h en métropole. Un chiffre en baisse par rapport à 2017, où la participation était de 28,54% à la même heure.

11h57 Yannick Jadot a voté, en fin de matinée, à Paris

SUR LE TERRAIN

La file d’attente ce matin à l’entrée du bureau de vote. ©Laure Allard
Les électeurs attendent jusque sur le parking, à l’entrée du bureau. ©Laure Allard

À Vence (06), les électeurs sont unanimes : jamais autant de personnes ne s’étaient déplacées aux urnes. “Ça fait 30 ans que je vote ici, c’est la première fois que je vois autant de monde”, confie une votante. Un point de vue confirmé par une bénévole : “Dès l’ouverture à 8h, on avait déjà la queue devant “. Pourtant, les chiffres annoncent une abstention plus forte qu’il y cinq ans. À 10h, le taux de participation était de 12,48% contre 16,70% en 2017 dans la commune azuréenne.

11h22 Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, Philippe Poutou, a mis son bulletin dans l’urne à Bordeaux.

11h05 Jean-Luc Mélenchon a voté à Marseille.

10h29 François Hollande, l’ancien président de la République française, s’est rendu aux urnes dans un bureau de vote en Corrèze. Il soutient Anne Hidalgo, la candidate du Parti socialiste.

10h15 Édouard Philippe a voté au Havre. L’ancien premier ministre affirme son « soutien complet » à Emmanuel Macron.

10h00 Près de 49 millions d’électeurs sont attendus aujourd’hui dans les bureaux de vote. Les Français présents à l’étranger et en Outre-Mer ont voté ce samedi.

9h21 Jean Castex vient d’arriver à Prades pour voter.

9h12 En raison du décalage horaire, les bureaux de vote en outre-mer sont déjà ouverts depuis de nombreuses heures. Pour l’instant, le taux de participation est de 17,59 % contre 19,86 % il y a cinq ans en Nouvelle-Calédonie, et de 12,34 % contre 22,24 % à la même heure en 2017 en Polynésie, selon les estimations du Haut-commissariat.

8h38 Anne Hidalgo vote à Paris. C’est la première candidate à se rendre aux urnes.

Axelle Mariet, Eloïse Fine et Laure Allard.

Nathalie Arthaud veut accompagner les jeunes

Malgré des sondages peu encourageants, Nathalie Arthaud mène à bien son combat. ©WikimediaCommons

Dans son programme à l’élection présidentielle, la candidate de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, n’a pas survolé la question de la jeunesse. Elle apporte des réponses précises, notamment en consacrant plus d’intérêt à l’éducation. 

Orientation, précarité et accès à l’emploi. Tant d’inquiétudes qui gangrènent la pensée de la jeunesse français. La candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud a su proposer quelques bribes de réponses, souvent très intéressantes. Cette enseignante d’économie d’un lycée d’Aubervilliers connaît le terrain de l’éducation comme sa poche. Dès l’âge de 16 ans, l’engagement politique de la candidate semble inné et n’a jamais vraiment cessé depuis. Elle rejoint d’abord la jeunesse communiste, avant d’adhérer à Lutte Ouvrière deux années plus tard, en 1988, avec un groupe d’amis. Portée par Arlette Laguiller, première femme à se présenter à une élection présidentielle et figure emblématique du parti, la Peyrinoise s’immisce à son tour dans la course à la présidentielle. Après avoir récolté 0,56% des voix en 2012, et 0,64% en 2017, Nathalie Arthaud se présente pour la troisième fois.

Précarité étudiante et orientation

La candidate ne peut que constater les problèmes accumulés par les étudiants, frappés de plein fouet par la crise sanitaire. « Leur vie se dégrade. Le confinement les a privés de petits boulots ». Côté financier, celle-ci regrette aussi les frais d’inscription trop élevés de l’université, et propose de les rendre gratuits. Elle souhaite donc dans le même sens élargir le droit aux bourses sociales, en revalorisant les montants versés aux étudiants. « Pour bon nombre de familles, celles frappées par le chômage et gagnant de bas salaires, elles peuvent très difficilement aider financièrement leurs enfants. Ce système relève d’une véritable ségrégation sociale », admet-elle. Et la fameuse plateforme d’orientation, Parcoursup, n’est pas passée au travers des propositions de Nathalie Arthaud. Elle souhaite permettre au plus grand nombre d’accéder à une culture générale la plus vaste possible, en allégeant significativement la sélection. 

Le travail, une lutte

Les derniers chiffres de Pôle emploi montrent qu’un jeune actif sur cinq, âgé de 20 à 24 ans, se trouve sans emploi. Un fléau, et un enjeu majeur pour la candidate de Lutte Ouvrière. « Il faut supprimer ce chômage en répartissant le temps de travail entre tous, sans réduire les salaires. Le gouvernement veut que les anciens travaillent plus, alors que les jeunes sont au chômage, c’est une aberration ». La professeure rappelle la nécessité de faire une place aux jeunes dans la société. « Il faut aussi rappeler que tous les jeunes travailleuses et travailleurs ont été en première ligne contre la pandémie. Nombreux ont répondu présent pour pallier aux besoins ». D’autres sujets garnissent son programme. Si la candidate est élue, rendre le permis de conduire totalement gratuit pour les jeunes devrait être une de ses premières mesures. 

Pacôme Bienvenu

Les procès pourront maintenant être filmés

Les procès vont prochainement émettre leurs images ©FB

L’autorisation de filmer les audiences va être accordée prochainement. Les personnes présentes aux audiences, ou même les magistrats, pourront diffuser leurs images, après avoir reçu un accord en amont.

C’était un sujet source de débats depuis plusieurs années. Doit-on filmer et diffuser les audiences ? Eh bien oui, tout cela va dorénavant être autorisé. Divorce, surendettement, ou délit, chaque audience va rendre ses images, après la publication du décret officiel « pour la confiance dans l’institution judiciaire », publié vendredi 1er avril. Selon le protocole établi, et seulement après autorisation, un journaliste, un média ou une société de production pourra filmer tout type de procès (audiences d’assises, correctionnelles, civiles ou commerciales). « Il doit y avoir un intérêt public d’ordre pédagogique, informatif, culturel ou scientifique avant de diffuser ces images », explique ce même décret. Une fois un procès filmé, sa diffusion ne pourra être disponible qu’une fois l’affaire définitivement jugée. Un souhait majeur d’Éric Dupond-Moretti depuis sa nomination au gouvernement d’Emmanuel Macron, dont le but est de « faire entrer la justice dans le salon des français ». Le premier grand procès retransmis sera vraisemblablement celui des attentats de la Promenade des Anglais, du 14 juillet 2016. Les audiences seront retransmises à Nice, du 6 août 2022 jusqu’à leur clôture.

Pacôme Bienvenu

Emmanuel Macron : le vrai président des jeunes?

Emmanuel Macron arrive en tête des derniers sondages avec près de 30% d’intentions de vote. ©Wikimédia Commons

À quelques jours du premier scrutin, Emmanuel Macron s’est vu longuement critiquer son bilan auprès des jeunes. Survolé en 2017, son programme en 2022 semble proposer quelques mesures phares, comme l’investissement dans l’apprentissage.

Emmanuel Macron a-t-il gagné son pari auprès des jeunes ? Entouré d’une forte équipe de communication, le président sortant a fait des réseaux sociaux son terrain de jeu dans sa relation avec la jeunesse durant son quinquennat. En passant par les interviews sur Brut, jusque sur Instagram, sa vidéo avec le duo de Youtubeurs McFly et Carlito est loin d’être passée inaperçue. Dans la même dynamique, et pour ne pas perdre le fil avec la nouvelle génération, le réseau social TikTok est lui aussi tombé entre les mains du président. Dans une crise sanitaire source d’anxiété et de sacrifices, l’interface a servi d’intermédiaire entre la jeunesse et le chef de l’État lors du déconfinement. « Je sais ce que cette épidémie et ces mois ont volé de moments de joie, d’insouciance. Ça va aller de mieux en mieux », avait-il déclaré lors d’un déplacement. Dans la dernière ligne droite d’une campagne express, le mouvement « Jeunes avec Macron » est fortement plébiscité. Avec plus de 30 000 adhérents, celui-ci se montre comme une mine d’or pour le Président. Tractage, meetings ou partages sur les réseaux sociaux, les JAM, comme on les surnomme, s’avèrent très actifs. Pourtant, si les 18-30 ans se rangent en grande partie derrière le Président, ses débuts au pouvoir n’ont pas vraiment laissé de place à cette population. « Les jeunes n’existaient quasiment pas dans son agenda politique. Le président des jeunes ? Pas vraiment, voire pas du tout. Il aura fallu attendre la crise pour qu’il s’y intéresse », assurent quelques observateurs. 

La crise sanitaire, fléau pour la jeunesse

Mais alors, aide-t-il vraiment les jeunes ? Frappés violemment lors de cette crise sanitaire, Emmanuel Macron a accordé de plus en plus d’attention aux moins de 30 ans. Sur les plans économique, social ou même psychologique. Les conséquences sont multiples, au point de demander des aides d’urgence de la part de cette tranche d’âge. Et les réponses n’ont pas tardé à arriver. Parmi les principales, le repas à 1€ pour tous les étudiants (boursiers ou non). Cette mesure est actuellement prolongée pour les boursiers. De même, le versement d’une aide exceptionnelle, d’un montant pouvant atteindre jusqu’à 500€. Si ces mesures sont nombreuses, comme l’aide mobilité (1000€), le Président s’est également penché sur le volet psychologique en accordant un « chèque psy », entièrement pris en charge par la sécurité sociale, pour pallier au mal-être des étudiants. En termes d’emploi, le gouvernement a également mis en place le plan « 1 jeune, 1 solution », pour accorder des aides à l’embauche d’un alternant, tout en compensant les salaires d’un début de carrière. Une main tendue, trop tardive, ou encore trop timide ? « Les aides m’ont bien aidé, notamment pour payer mon loyer. Mais malgré tout, je pense qu’on peut faire mieux. C’était malheureux de voir tous ces étudiants faire la queue pour récupérer à manger, jusqu’aux Restos du Cœur », se souvient cet étudiant. 

La place des jeunes dans son programme

Si la jeunesse semblait loin d’être le point central de son programme en 2017, quand est-il en 2022, à quelques jours du premier scrutin ? « Le seul truc qu’il ait fait pour la jeunesse, c’est d’être lui-même jeune ! C’est un Président jeune. Mais il n’a rien fait pour eux », s’offusque Patrick Kanner, président du groupe PS du sénat. Dans son programme, il faut feuilleter pour trouver les mesures destinées à la jeunesse. L’orientation scolaire se montre centrale. Rendre Parcoursup plus prévisible, ouvrir plus de places dans l’enseignement supérieur, notamment pour les BTS, DUT ou licence pro, ou faire du lycée professionnel une voie d’excellence : voici les propositions phares. Pendant ce temps, s’il défend la réforme du bac, le candidat semble revenir sur l’éviction des mathématiques en annonçant son retour pour septembre s’il est élu. « La situation de choix des enseignements de spécialité nuit à d’autres options. Avoir des maths dans le tronc commun jusqu’au bout, c’est utile ». Autre point important, l’apprentissage. Emmanuel Macron assure vouloir faire un effort conséquent et massif pour ce secteur. 

Pacôme Bienvenu

Emmanuel Macron : Bio express 

2004 : Diplômé de l’ENA et devient inspecteur des finances 

2006 : S’engage en politique et devient membre du Parti Socialiste

2012 : Participe à la campagne présidentielle de François Hollande

2014 : Devient ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique

2016 : Fonde son propre parti En Marche

2017 : Devient le plus jeune président français (39 ans)

2022 : candidat à sa réélection

La France connait (presque) tous ses adversaires pour la prochaine Coupe du monde

Mbappe sera un des piliers de cette équipe de France @Flikr

C’est à Doha, au Qatar, prochain hôte de la Coupe du monde, que le tirage au sort a eu lieu en ce début de soirée. Les 29 équipes déjà qualifiées connaissent leur groupe et leurs adversaires. 

L’Équipe de France de football connait enfin presque tous ses adversaires pour la prochaine Coupe du Monde au Qatar. Les pronostics ou les probabilités ont fleuri toute la journée pour faire patienter les amoureux de la balle jusqu’au verdict. Visionnaire ou pas, la tête est déjà tournée vers la mythique prochaine compétition de la FIFA. Et il faut l’avouer, la France s’en sort plutôt bien. Au menu : le Danemark et La Tunisie. Les Danois ont régulièrement partagé la phase de poule avec la France, puisque les deux pays se sont déjà rencontrés en 1998 et en 2018. En ce qui concerne le troisième, les Bleus le connaitront dans les prochaines semaines à l’occasion des derniers barrages. Une chose est sûre, il sera question soit du Pérou, de l’Australie ou des Émirats Arabes Unis. Si les hommes de Didier Deschamps passent cette première phase, ils pourraient affronter le Mexique, l’Argentine ou l’Arabie Saoudite en huitièmes. 

Du côté des autres nations, un alléchant duel opposera l’Espagne et l’Allemagne dans le groupe E. Le Qatar, pays hôte, affrontera les Pays-Bas, le Sénégal et l’Équateur. Un groupe relevé pour le pays du Golfe. 

Mais il faudra encore un peu patienter pour s’immiscer à nouveau dans l’une des plus grandes compétitions du monde. Rendez-vous le 21 novembre prochain, avec l’affiche Qatar-’Équateur en match d’ouverture.

Pacôme Bienvenu